Je suis infirmier de mon état et au départ ma fonction ne me destine pas à accompagner des jeunes dans un projet de développement en Afrique.

C’est pour moi une parenthèse de bonheur et d’espoir. Ouvrir les yeux et le cœur, faire grandir, donner des responsabilités, accepter de les laisser trébucher parfois pour mieux avancer et surtout pour mieux comprendre comment faire, comment faire autrement, comment faire mieux.

Découvrir ensemble que l’union fait la force et que donner du temps, de l’énergie et du partage, c’est recevoir en échange de l’estime de soi.

Accompagner cette aventure FASO c’est pour moi beaucoup d’énergie et en retour la construction d’une amitié entre nous mais aussi au Burkina avec nos partenaires.

Dans ma carrière professionnelle c’est de loin la plus belle réussite, celle qui m’étonne tous les jours et qui m’aide à donner une autre dimension à mon travail.

Je m’attache à faire en sorte que FASO devienne autonome, se passe de moi le plus possible, pour qu’elle continue, qu’elle trouve d’autres contributeurs et progressivement des choses s’organisent, des jeunes reprennent le flambeau et c’est essentiel à mes yeux.

J’invite tous ceux qui ont l’envie de promouvoir cette énergie à se lancer eux aussi dans cette gageure, car elle montre le chemin. Lutter contre l’indifférence, rendre les adultes de demain plus responsables et citoyens sont des enjeux qui doivent porter tous ceux qui ont en responsabilité l’accompagnement des jeunes.

Merci FASO et merci à tous les membres qui la compose et a tous ceux qui l’on composée, je sais que nous gardons tous en tête des moments magiques vécus ensemble ici et là-bas, ils nous portent et nous aident à relativiser nos accidents de la vie, nos difficultés.

Pascal Dauthieux, accompagnateur initial